A quelle (s) occasion (s) avez-vous rencontré Daniel Balavoine ?
Je l'ai reçu plusieurs fois quand je travaillais à RTL. Nous nous étions également croisés à la télévision lors de l'émission caritative Les petits papiers de Noël à Nïmes, dans le Gard.
Quel souvenir gardez-vous de lui ?
J'étais impressionné par sa distance, par ses propos engagés et par sa détermination mais nous n'étions pas amis. Ce n'était pas quelqu'un à qui l'on pouvait taper dans le dos facilement. Il entretenait une certaine distance et avait une réflexion différente des autres artistes de l'époque. Il ne se contentait pas de "faire l'artiste" mais il avait sa propre vision du monde, de la jeunesse et de certains problèmes qui n'étaient pas réglés. Il s'est servi du tremplin des élections présidentielles de 1981 pour devenir le porte-parole de cette jeunesse que l'on avait un peu tendance à oublier. Il a eu une mort aussi "fracassante" que les propos qu'il tenait.
Souhaitez-vous donner un ton particulier à l'émission ?
Nous montrerons à quel point, vingt ans après, il est toujours présent dans les esprits. Personne ne l'a oublié. Nous ne sommes pas restés insensibles à ses propos et à son oeuvre. Je me réjouis que l'émission soit en direct car c'est un format plus adapté. On renoue ainsi avec une tradition qui se perd.
Quels artistes actuels de variété française écoutez-vous ?
J'aime beaucoup toute la nouvelle génération. J'apprécie particulièrement Kyo, Chimène Badi, Bénabar, Benjamin Biolay...Ils diffèrent des chanteurs formatés qu'on a écoutés pendant toute une décennie. Ils ont vraiment quelque chose à dire. La mélodie est importante mais je suis particulièrement touché par les chansons à textes, par ceux chez qui la parole a pris le dessus.
Propos recueillis par Karelle Bourgueil


